Sur les traces du polar Le Dernier Lapon

Rien de tel qu’un excellent polar pour se pelotonner sur le canapé en hiver. Avec Le Dernier Lapon signé du romancier français Olivier Truc. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas s'en inspirer pour un prochain voyage en Norvège au pays des Sami ?

Kautokeino, capitale culturelle sami

C’est à Kautokeino, en Laponie norvégienne, capitale culturelle de la culture Sami que le polar d’Olivier Truc démarre : un tambour chamane en peau de renne et aux inscriptions mystérieuses est dérobé au musée de Kautokeino. Au même moment, Mattis, un jeune Sami, éleveur de rennes, est retrouvé assassiné dans son Gumpi – un mélange de caravane et de baraque de chantier. Kelmet et Nina, l’un Lapon norvégien, l’autre suédoise de Kiruna mènent l’enquête au sein de la police des rennes, une branche spéciale qui intervient sur l’ensemble de la Laponie (Norvège, Suéde et Finlande)…

On découvre d’abord Kautokeino dans une nuit quasi-permanente car le roman se déroule en plein mois de janvier. On sent la richesse culturelle de la ville. Son musée n’est pas le seul emblème de la culture Sami, Kautokeino a aussi un festival Sami de renommée internationale chaque année à Pâques, période très importante pour les Samis car elle symbolise la fin d’un hiver toujours très long. On y pratique des courses de rennes, on y célèbre de nombreux mariages, on y voit des concerts de joïks – les fameux chants guturaux samis –, des films, des expositions d’art et surtout on y fait la fête au milieu de Samis aux costumes traditionnels spectaculaires et aux couleurs bien vivantes.

Vers le grand nord à Alta

C’est ensuite vers Alta, encore plus au nord et sur l’océan Arctique que Nina et Kelmet poursuivent leur enquête. Un fait divers incriminant un voleur d’antiquités français permet au lecteur de découvrir cette ville de l’extrême nord. Et pourtant, du fait de sa proximité avec l’océan, le climat y est plus doux qu’à l’intérieur des terres.

Autre haut lieu de la culture Sami, il ne faut ni passer à côté des gravures rupestres protégées par l’UNESCO ni, pour d’autres raisons plus cosy, à côté de l’hôtel igloo Sorrisniva. Enfin, Alta constitue aussi un spot de rêve pour observer les aurores boréales de la fin du mois de septembre jusqu’au début du mois d’avril.

Une escale à Narvik, célèbre pour sa bataille gagnée contre les Allemands

Le polar d’Olivier Truc entraîne également le lecteur-voyageur du côté de Narvik au sud d’Alta. La ville portuaire est connue pour sa bataille qui s'est déroulée entre le 10 et le 13 avril 1940 : elle constitue la première victoire des troupes alliées contre l'Allemagne de la Seconde Guerre mondiale. Son objectif : la prise du port de Narvik, seul port de la région opérationnel l'hiver, et permettant l'exportation de fer dont les Allemands ont besoin pour entretenir leur machine de guerre. Leurs navires sont sabordés par une force franco-britannique et les soldats se replient. Une visite au musée naval de Narvik s’impose !

Outre des lieux et des atmosphères extrêmes, c’est aussi une culture qu’Olivier Truc nous fait découvrir, une culture traditionnelle riche et forte mais en danger face à la modernité et au réchauffement climatique.

Je file chez mon libraire…
… et je commande Le Dernier Lapon d’Olivier Truc aux éditions Points
© photo principale : © Terje Rakke - Nordic Life - Visit Norway