Pêcher en Norvège

Historiquement, économiquement, culturellement, la mer est un élément essentiel de la vie en Norvège. Il en va de même pour la pêche, qui peut tout aussi bien se pratiquer en haute mer le long du littoral qu’à l’intérieur des terres, en eau douce, dans les rivières ou dans les lacs.

Depuis quelques décennies, les amateurs de pêche du monde entier sont nombreux à affluer chaque année en Norvège pour tenter de battre leur record personnel dans des paysages toujours époustouflants au sud comme au nord. En hiver, certains préfèrent la pêche blanche sur glace alors qu’en été, la pêche sous le soleil de minuit attire la majorité des passionnés.

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Pêche blanche et rivière gelée © Léon Fuchs

Pêcher en eau douce

Le brochet, la perche, l’omble chevalier, l’ombre et le corégone sont certainement les espèces d’eau douce les plus répandues en Norvège. Avant de vous lancer, n’oubliez pas de respecter les règles, d’acheter une carte de pêche locale (inatur.no) et de demander un droit de pêche (miljodirektoratet.no). Le saumon, incontournable et qui a un statut à part, peut être généralement attrapé de juin à septembre.

 

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Un somptueux cadre pour une partie de pêche © Léon Fuchs

Pêcher en mer

En mer, le cabillaud, le loup de mer, le lieu noir et le flétan sont de loin les poissons les plus recherchés. Attendez-vous à y voir de beaux spécimens : la Norvège du Nord est souvent présentée comme la capitale mondiale du cabillaud et certains flétans peuvent parfois dépasser les 150 kg ! Comme en eau douce, il y a des règles importantes à suivre pour que tout se passe bien et il est par exemple interdit de naviguer (minimum 20 m) et de pêcher trop près des fermes aquacoles (minimum 100 m).

 

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Des fermes aquacoles visibles dans le Kattfjorden © Léon Fuchs
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Une fois en mer, la pêche peut commencer ! © Léon Fuchs

Une question de taille

De plus, tous les poissons ne peuvent pas être pêchés. L’anguille, l’aiguillat commun, le requin pèlerin et le requin taupe sont strictement protégés en Norvège. Certaines tailles minimales sont aussi à respecter pour d’autres espèces : 80 cm pour le flétan, 40 cm pour le cabillaud en-dessous de 62 degrés nord, 44 cm pour le cabillaud au-delà de 62 degrés nord, 32 cm pour le merlan et le sébaste et 10 cm pour le pétoncle (fiskeridir.no). La taille se mesure du nez à la queue et il est obligatoire de relâcher un poisson si la taille minimale n’est pas suffisante.

Bonnes pratiques
  • La consommation d’alcool est interdite au pilote et déconseillée aux autres passagers.
  • Les gilets de sauvetage (ou des combinaisons flottantes adéquates) sont obligatoire.
  • En quittant le pays, les touristes sont autorisés à rapporter 15 kg de filet et un poisson entier, considéré comme un trophée.

S’il est toutefois clair que le poisson en question est trop blessé pour survivre, il pourra alors être gardé et considéré comme consommation personnelle. Il n’est en aucun cas possible de le revendre à qui que ce se soit. Pour éviter de repêcher des poissons trop petits à la prochaine tentative, il pourra s’avérer utile de changer d’hameçon et d’en utiliser un plus gros, tout en essayant de pêcher un peu plus loin dans une zone différente.

 

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Poissons séchés au menu © Léon Fuchs

 

Bien entendu, rien ne vous empêchera non plus de pêcher pour le plaisir et de relâcher les poissons au fur et à mesure. Cette pratique du catch and release se fait de plus en plus dans le domaine du tourisme, et ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle !

© photos : Léon Fuchs