Culture pub : la saga Linie

Difficile de voyager en Norvège sans goûter à l’aquavit, de préférence en fin de repas, car comme son nom l’indique, il s’agit d’eau-de-vie (du latin aqua, eau et vitae, vie). Répandu dans toute la Scandinavie, l’aquavit est, comme la vodka, de l’alcool de pomme de terre. Mais leurs goûts diffèrent grâce à une chouette histoire de voyage aux Indes…

Rien ne se perd, rien ne se crée…

En 1805, le Trondheim Prove, un navire norvégien, embarque pour les Indes puis l’Australie. À son bord, des petits tonneaux d’aquavit – préalablement remplis de xérès – font aussi le voyage. Jorgen Lysholm, dont la famille est propriétaire du navire, a l’intention de faire goûter l’eau-de-vie norvégienne en Inde puis en Australie mais cette dernière n’a aucun succès local. Elle rentre donc au bercail.

Et là, de retour au pays, un petit miracle s’est produit : l’aquavit est transformée : la longueur du voyage, le tangage du navire, les variations de température et probablement le vieillissement dans les fûts font de l’eau-de-vie un breuvage d’une belle couleur ambrée au goût particulièrement intéressant : moelleux et aromatique.

La Lysholm Linie est née.

Un succès jamais démenti

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© Linie Aquavit

Jorgen Lysholm voit tout de suite dans cette transformation inattendue un avenir commercial. Il crée sa distillerie à Trondheim et fait voyager ses aquavits en Asie et jusqu’en Australie avec toujours le même résultat !

Deux siècles plus tard, la méthode est toujours la même : la Lysholm Linie doit voyager cinq mois en bateau et traverser deux fois l’Équateur (d’où son nom, Linie signifie ligne) pour pouvoir bénéficier de l'appellation de Linie. Il est aussi spécifié que les fûts doivent voyager sur le pont, pour la petite touche d’embruns en plus !

On trouve de la Linie un peu partout. Ne manquez pas d’y goûter.

photo principale : À consommer avec délectation… et modération © Linie Aquavit